Randonnée avec des adolescents : pour les garder engagés sans lever les yeux au ciel

La randonnée avec des adolescents fonctionne lorsque vous leur donnez leur mot à dire sur l'itinéraire, leur laissez définir une partie du rythme et prévoyez des arrêts naturels qui semblent mérités plutôt que forcés. Choisissez des sentiers avec une récompense – un lac, un point de vue, quelque chose qui vaut l'histoire Instagram – et apportez des collations qu'ils mangeront réellement. Le point idéal est entre 6,5 et 13 km avec un dénivelé modéré.

  1. Laissez-les aider à choisir le sentier. Montrez-leur 2-3 options avec des photos de ce qui les attend à la fin. Une cascade, une vue depuis un sommet, une formation rocheuse intéressante. Laissez-les voter. Quand ils ont participé à la décision, ils se plaignent moins en montant.
  2. Adaptez la difficulté à leur forme physique, pas à leur âge. Un adolescent de 14 ans athlétique peut en supporter plus qu'un adolescent sédentaire de 17 ans. Commencez avec 6,5-8 km et un dénivelé modéré (240-360 mètres). S'ils s'en sortent bien, augmentez la distance la prochaine fois. S'ils ont du mal, réduisez. Aucune honte dans les deux sens.
  3. Abordez les consignes de sécurité ennuyeuses en premier. Avant de partir : chacun transporte sa propre eau (1 litre minimum), connaît l'heure de demi-tour et a votre numéro de téléphone dans ses contacts. Faites-leur répéter le plan. Ensuite, oubliez et randonnez.
  4. Laissez-les randonner un peu devant, mais en restant visibles. Les adolescents veulent de l'autonomie. Laissez-les mener ou marcher 15-30 mètres devant si le sentier est dégagé et bien balisé. Vérifiez toutes les 15-20 minutes. Ils ont leur espace, vous avez la paix, tout le monde gagne.
  5. Prévoyez des collations qu'ils mangeront, pas ce que vous pensez qu'ils devraient manger. Les mélanges de noix sont excellents. Les Takis, les Sour Patch Kids et le fromage en ficelle aussi. Un adolescent affamé est un adolescent malheureux. Apportez 1,5 fois ce que vous pensez nécessaire. Incluez quelque chose de salé, quelque chose de sucré, quelque chose avec des protéines.
  6. Prévoyez une vraie pause à destination. Lorsque vous atteignez le lac ou le sommet, arrêtez-vous pendant 20-30 minutes. Laissez-les prendre des photos, s'asseoir sur un rocher, manger la moitié de leurs collations. C'est la récompense. Ne vous précipitez pas.
  7. Préparez une stratégie de sortie conversationnelle. Certains adolescents veulent parler pendant la randonnée. D'autres préfèrent leurs écouteurs et le silence. S'ils sont en mode écouteurs, laissez-les tranquilles pendant le premier kilomètre. Vérifiez à mi-chemin. Gardez les discussions profondes pour le retour, quand ils sont fatigués et moins sur la défensive.
Et s'ils veulent amener un ami ?
Faites-le. Les adolescents randonnent mieux entre amis. Fixez les mêmes règles : chacun transporte sa propre eau, reste en vue, connaît l'heure de demi-tour. Faites signer la présence de l'ami par ses parents.
Comment les faire lâcher leur téléphone sur le sentier ?
Ne les obligez pas. Laissez-les prendre des photos et signaler leur arrivée au sommet. La plupart des adolescents rangeront naturellement leur téléphone une fois qu'ils seront en mouvement. Si vous en faites une bataille, vous perdez.
Et s'ils disent qu'ils sont trop fatigués pour finir ?
Arrêtez-vous et évaluez. Sont-ils déshydratés ? Manquent-ils de nourriture ? Sont-ils réellement blessés ? Réglez d'abord ces problèmes. S'ils en ont juste marre, rappelez-leur que le seul moyen de revenir est par où vous êtes venus, prenez une pause de 10 minutes, puis continuez à avancer à leur rythme.
Ai-je besoin d'une trousse de premiers soins séparée pour eux ?
Non, mais assurez-vous que le vôtre contient un traitement contre les ampoules, de l'ibuprofène et des bandages élastiques. Les adolescents supportent la douleur jusqu'à ce qu'ils ne le puissent plus, puis ils s'effondrent.
Et s'ils ne veulent pas du tout randonner ?
Commencez plus petit. Une boucle de 3 km avec un point d'eau. Un point de vue au coucher du soleil à 1,5 km. Rendez la récompense immédiate. S'ils détestent toujours ça, ne forcez pas : tous les adolescents ne sont pas des randonneurs et ce n'est pas grave.