Naviguer l'étiquette d'affaires en Asie

Naviguer avec succès dans la culture d'affaires asiatique exige de privilégier la hiérarchie, de faire preuve d'une extrême patience et de maîtriser l'échange des cartes de visite. Recherchez toujours les protocoles spécifiques à chaque pays, car les saluts par inclination au Japon, les poignées de main à Singapour et le développement des 'guanxi' en Chine ont un poids différent.

  1. Maîtrisez l'échange de cartes de visite. Au Japon, en Corée du Sud et en Chine, votre carte de visite est une extension de vous-même. Présentez-la avec les deux mains, le texte face au destinataire. Recevez la sienne avec les deux mains, étudiez-la pendant cinq secondes et placez-la sur la table devant vous — ne la glissez jamais dans votre poche arrière et n'écrivez pas dessus.
  2. Respectez la hiérarchie. N'adressez pas vos supérieurs par leur prénom, sauf invitation explicite. Lors des réunions, faites attention aux dispositions des sièges ; la personne la plus âgée est généralement assise le plus loin de la porte ou au milieu de la table. Adressez-vous d'abord à elle.
  3. Établissez d'abord les 'Guanxi' ou les relations. Dans de nombreuses cultures asiatiques, en particulier en Chine et au Vietnam, les affaires se font entre amis, pas entre étrangers. Attendez-vous à passer les premier ou deuxième dîners à établir des relations sans discuter d'un seul terme de contrat. Ne vous précipitez pas vers le 'fond' de la discussion.
  4. Gérez la 'face'. Ne critiquez ou ne désapprouvez jamais publiquement un collègue ou un partenaire. Faire ainsi lui fait 'perdre la face', ce qui endommage définitivement votre réputation professionnelle. Si vous devez être en désaccord, faites-le en privé et formulez-le comme une suggestion ou une question plutôt qu'une correction.
Est-il acceptable d'utiliser une application de traduction pendant les réunions ?
Utilisez-la pour des vérifications rapides de mots, mais ne vous y fiez jamais pour des négociations complexes. Si la réunion est d'enjeu élevé, engagez un interprète local professionnel qui comprend à la fois la langue et les nuances culturelles.
Dois-je apprendre la langue locale ?
Vous n'avez pas besoin d'être fluent, mais apprendre à dire 'bonjour', 'merci' et 'santé' dans la langue locale témoigne d'un immense respect et contribue grandement à établir un premier contact.